Archives de l'auteur : Nathanaël

Don en ligne

Après avoir abordé la problématique de la communication sur les finances de l’Église et de la demande de don en ligne, voici quelques solutions techniques pour mettre en place un paiement en ligne. Ces solutions sont très variées et certaines sont réservées aux associations ou destinées à faire des dons, ce qui permet de coller au plus proche aux besoins d’une paroisse.

Notez que, le paiement en ligne n’est pas utilisé exclusivement pour les dons. Il peut aussi être utilisé par exemple pour une inscription à l’école biblique, une mise à disposition de salles, etc….

Sans outils
— avec virements et prélèvements

Voilà un outil que vous avez déjà en place, très certainement et par la suite ce sera un excellent moyen  de comparaison, sachant que plusieurs solutions doivent co-exister de toute manière. Nous parlons d’outil en ligne, donc pas de liquide, ni de chèque, ce qui n’empêche pas de communiquer dessus également.

Ici la solution est de communiquer sur la possibilité de faire des virements bancaires, voir de mettre en place des virements permanents, tous les mois, de la même façon que l’on peut le mettre en place pour payer son loyer.

Pour l’Église, l’avantage est qu’il n’y a rien à mettre en place techniquement et les frais, quand il y en a, sont assurés par le donateur via sa banque.

La seule chose à faire est de distribuer le RIB de l’Église.

Bien entendu, ensuite, vous devez tout gérer à la main : comptabilité, reçu fiscaux… sans oublier de faire le trie dans cet argent entrant dont il n’est pas forcément simple de comprendre à quoi il est destiné.

Un paiement facile,
— rapide à mettre en place

La solution la plus simple est de mettre un « bouton de paiement » via un site spécialisé comme paypal. C’est très facile à faire, ça va vite et l’argent entre tout de suite dans les caisses.

Le principale défaut est le prix du service : 3,4 % + 0,25 € / transaction. En écrivant ces lignes je découvre un concurrent direct : dwolla dont le tarifs est de 0.25 $ par transaction (si vous avez testé ce service, n’hésitez pas à nous donner votre avis dans la rubrique « commentaire »).

Ou encore la solution que j’utilise sur ce site (à la page tarifs) : payplug avec un tarif très attractif de 2.5% + .25 € / transactions.

Cette solution ne permet pas de mettre en place de don récurrent.

La solution dédiée
— pour être autonome

Pour des raisons d’indépendance, vous pouvez vouloir passer directement par votre banque. La solution sera alors de mettre un formulaire en place et de négocier les tarifs avec votre banque. C’est le choix qu’a fait l’oratoire du Louvre par exemple.

Si cela vous assure d’une certaine autonomie, cela demande des compétences techniques importantes, au final, il y a de grandes chances que vous ne puissiez vous passer d’un intermédiaire technique, par exemple, le diocèse de Nice utilise les services de bonnenouvelle.fr au tarif de 1000 € d’installation + 10 € / mois.

Campagne de crowdfunding
— pour un projet précis

Tournons-nous vers les autres acteurs du web en matière de Don en ligne, des plateformes comme ulule, KissKissBankBank, kickstarter … permettent de récolter de l’argent pour financer des projets.

Ces plateformes offrent toutes ce qu’il faut pour le financement d’un projet qui pourrait être la rénovation du temple ou le voyage du groupe de jeunes. Ainsi en plus de récupérer des fonds, ils vont aider à la communication, apporter de la visibilité sans oublier de favoriser le partage sur les réseaux sociaux. Ils incluent souvent un mini-blog qui permet de communiquer sur l’état de l’avancement du projet.

Il faudra également faire bien attention au frais (environ 8%) et au fait qu’il faille atteindre la cible pour recevoir ou non le paiement. Un autre problème, c’est que vous allez devoir centraliser tous les dons sur la plateforme.

La solution «tout en un»
— pour les associations

À la croisée des chemins, il existe une plateforme : helloasso.com qui permet de faire :

  • des dons en ligne
  • des dons récurrents en ligne
  • des campagnes autour d’un projet précis (vous pourrez même ajouter à la campagne de l’argent venant de l’extérieur)
  • billetterie d’événements
  • génération de reçus fiscaux

Au niveau du coût, c’est entièrement gratuit, le site se finance en demandant un «pour boire» au moment de recevoir le paiement.

L’union fait la force
— pour les Églises membres de l’ÉPUdF

De la même manière que le diocèse de Nice accepte le don en ligne pour chacune de ses paroisses, l’Église Protestante Unie de France est en train de mettre en place son propre système de Don en ligne. Cet outil va être en test dans les mois à venir et sera disponible pour les paroisse de l’ÉPUdF vers mars 2015.

Son principal avantage par rapport à HelloAsso sera l’intégration à LoGeAs, le logiciel de comptabilité adopté par la plupart des Églises de l’union : les dons pourront être enregistrés quasiment automatiquement dans le logiciel, vous évitant les longues séances de saisie.

Comme on peut le voir, le choix des solutions ne manquent pas et celles-ci peuvent être utilisées en complément les unes des autres.

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur vos d’expériences dans ce domaine, sur tel ou tel outil.

Je vous invite également à lire cet article de Remy Bigot : Réaliser une campagne de financement : un problème de communication avant tout !

 

 

Les Finances de l’Église

Faut-il parler des finances de l’Église sur un site paroissial – de fait public – et faire des appels aux dons ?

Cette question entraîne moult problèmes légaux et techniques. Si la pudeur nous pousse à la réserve, il est tout de même possible de faire quelque chose et de bien le faire.

Donner sur le web avec le crowdfunding

Sur le web, on se rend compte que les sites de crowdfunding (financement participatif) sont à la mode, et n’ont pas de complexe à demander des dons en ligne, formulaires de paiement à l’appui.

Une partie de leur succès provient de leur communication : le demandeur lance des campagnes de don (ou de souscription) autour d’un projet qui est budgétisé, objectif à l’appui ! Ainsi le donateur potentiel est informé sur le projet auquel est destiné son argent, quelle somme est nécessaire et combien il manque. Dans un certain nombre de cas, des contreparties sont offertes : livre (en particulier dans le cas de souscription pour financer le livre), auto-collant, T-shirt…

Voici quelques exemples de campagnes qui peuvent nous inspirer :

Finalement, exprimer son besoin d’argent et son budget n’est pas un problème, au contraire cette transparence facilite l’adhésion du public.

L’Église et l’argent

Il ne faut pas se voiler la face, pour la vie de l’Église il y a une nécessité financière, les deux vont de pair pour le bien le la communauté.

Ceci dit, il y a deux différences notables avec les exemples précédents :

  • il n’y a pas de contreparties à proposer, le don est gratuit (quoiqu’en dise le pape Léon X),
  • les finances du quotidien ne sont guère assimilables à un projet.

Cela n’empêche pas de communiquer dessus en expliquant à quoi sert l’argent qui est donné ; comment est dépensé l’argent reçu ? Cette communication, par ailleurs nécessaire vis-à-vis des membres de la communauté, n’est pas nouvelle. Il va juste falloir être très rigoureux lorsque l’on atteint un public potentiellement plus large et surtout moins bien informé du fonctionnement de l’Église.

Au delà du pourquoi, l’état dispose de moyens pour inciter à donner à des associations dont les Églises font parties : déduction d’impôt sur le revenu, sur d’ISF et sur les Legs en particulier. Ces mécanismes sont méconnus, il faut les répéter et les ré-expliquer régulièrement.

Le montant du don est également un sujet qui peut être abordé et qui permet à chacun de se positionner.

Enfin, il ne faudra pas oublier de parler des divers moyens de donner : chèque, liquide, virement, prélèvement, en ligne…

Communiquons

Les finances font partie de la vie de l’Église, elles sont un sujet comme un autre qui doit être abordé avec les autres. S’il y a des activités dans l’Église, celles-ci ont un coût et il est important d’en préciser le fonctionnement.

J’ai essayé de faire court. Il existe plein d’initiatives qu’il serait intéressant d’étudier, que ce soit pour s’en inspirer ou seulement pour enrichir la discussion : écrivez dans la rubrique « commentaire » vos solutions en matière de communication financière.

Dans un prochain article, j’apporterai quelques solutions techniques pour mettre en place un don/paiement en ligne.

Cartes de Visite

De part sa volonté de communiquer vers l’extérieur, l’Église a besoin de se doter d’outils de toutes sortes. La carte de visite peut en être un élément : elle est facile à réaliser, relativement peu coûteuse et permet de transmettre l’essentiel. Une brochure présentant la diversité des activités de la paroisse pourrait être également très intéressante, mais c’est un travail plus important, d’autant plus qu’elle doit être actualisée tous les ans.

En effet, pour l’Église, elle permet de donner des informations rapidement à des personnes qui souhaitent rester en contact d’une manière ou d’une autre. Ainsi la carte de visite permettra de rappeler succinctement :

  • L’heure du culte
  • L’adresse des locaux
  • Les coordonnées de contact : téléphone, mail
  • Optionnellement quelques informations pratiques : horaires d’ouverture du secrétariat… etc…
  • L’ordre des chèques exacte de la paroisse.

Attention une carte surchargée devient illisible.

Certains ont tendance à inscrire le nom du pasteur. Ce n’est pas nécessairement une bonne idée : un pasteur ne reste qu’un temps et la paroisse vit sans lui. Ce qui n’empêche pas le pasteur d’avoir sa propre carte.

Pour un pasteur avoir sa carte est pratique, comme pour tout professionnel, sans pour autant être incontournable. Elle reprendra alors uniquement les informations de contact du pasteur.

Dans le cas des Églises ÉPUdF, la charge graphique de l’union fournit déjà un modèle tout prêt, si vous présentez ce ficher directement à un imprimeur il saura vous la remplir sans vous faire payer la mise en page.

Note : Je peux vous faire des cartes de visite et vous les envoyer chez vous : contactez moi.

Charte Graphique ÉPUdF

Avec la fusion des Églises Réformées (ERF) et Luthérienne (EELF), l’Église protestante Unie de France (ÉPUdF) s’est dotée d’un très nouveau logo et de toute une charte graphique élaborée par des professionnels de la communication. Ainsi vous pouvez y trouver un peu de tout : logos, cartes de visite, papier entête, marques pages, flyers, affiches…

Vous pouvez télécharger le kit complet sur le site national de l’Église.

Comme la réalisation est faite par des professionnels, vous avez ce que les professionnels auront besoin pour réaliser vos affiches, panneaux, cartes de visite… : les sources. Fournissez-leur le kit, ils s’y retrouveront !

Télécharger la charte graphique, la sources pour les professionnels (57,5 Mo)

Si vous voulez en revanche bricoler quelque chose par vous-même, préférez l’autre kit, avec juste l’essentiel :

Télécharger la charte graphique pour tous (4,5 Mo)

Quels outils pour manipuler ces fichiers ?

Si vous manipulez vous-mêmes ces fichiers (ceux du second kit), voici quelques outils libres et gratuits que vous pouvez utiliser pour un usage quasiment professionnel :

  • Dessin vectoriel avec Inkscape, très pratique pour réaliser tout ce qui est affiches, flyers, cartes de visite, marques pagse…
  • Retouche avec the Gimp, avec lequel vous pourrez retoucher des images pour les utiliser ailleurs.
  • Pour les mises en page plus longues, le traditionnel Libre Office sera bien adapté pour à peu près n’importe quoi

L’Église et les réseaux sociaux

Une question récurrente : l’Église doit-elle être présente sur les réseaux sociaux ? Si oui, de quelle manière ?

Des outils utiles

Les réseaux sociaux sont des outils numériques d’information pour les communautés. Ils facilitent la communication entre membres, l’échange d’information, le rappel d’activités… Ces outils sont définitivement utiles… voire indispensables !

Par exemple, les événements sur facebook peuvent-être un moyen efficace pour inviter très largement et de manière très virale à un concert ou à la kermesse de l’Église. En effet, vous allez pouvoir envoyer à vos contacts facebook l’information, ceux-ci pourront indiquer s’ils comptent venir ou pas, et surtout pourront à leur tour inviter leur amis facebook.

À utiliser avec précaution

Sauf que… plusieurs objections freinent, à juste titre, leur utilisation. La première difficulté est d’avoir les compétences. Certes cela n’est pas très compliqué, mais il faudra suivre les perpétuelles nouveautés, nouvelles fonctionnalités… Ensuite, il va falloir jongler avec la pudeur de gens qui n’apprécieront pas toujours de voir ainsi exposée leur appartenance à l’Église. Ceci dit, les personnes voulant le moins exposer leur vie privée ne seront pas sur ces réseaux. Dernier écueil, le risque est grand de donner l’impression de prosélytisme. Dans tous les cas, il faudra manier les mots avec prudence.

Une présence sur le web ?

La tentation est forte également, de ne compter que sur un réseau social pour assurer sa présence publique : typiquement une page facebook où l’on pourra publier toutes les informations nécessaires. En faisant cela vous vous retrouvez dépendant de cet outil qui peut changer à tout moment, voir supprimer vos contenus quand il le désire. D’ailleurs les membres de l’Église ne sont pas nécessairement présents sur ce réseau, comme il existe de nombreuses personnes non connectées. Utiliser un tel outil ne peut se faire qu’en complément d’un site web qui assurera une présence officielle, pérenne et donnant une image sérieuse. Le site sera lui-même un complément du journal de la paroisse, accessible au plus grand nombre.

Twitter avec un visage humain

Twitter est un réseau social très utilisé, limitant l’utilisation à des messages de 140 caractères et pouvant contenir des images ainsi que des liens vers d’autres pages.

Si l’utilisation la plus simple va être de relayer les actualités de la paroisse, cela risque vite de ressembler à un robot, pas forcément très accueillant et un peu pénible à suivre. Pire que cela, si derrière le compte twitter personne ne répond rapidement aux question posées, vous atteignez le sommet de la déshumanisation.

Préférez donc un compte détenu par une personne identifiée (et nommée) qui pourra communiquer en son nom l’expression de sa foi et les actualités de son Église locale ou non. Le pasteur est très bien placé pour faire cela et vous pouvez prendre exemple sur d’autres : @templedumarais, @PasteurMarc, @pasteurwoody

Ce qui est intéressant à faire : transmettre un versets ou des réflexions à chaud, l’annonce des activités extra-ordinaires, l’envoi de photos et de commentaires pendant une cérémonie («livetweet»)… et surtout interagir avec les autres usagers pour renseigner.

Facebook en groupe et au delà

Facebook permet de faire beaucoup de choses, de la messagerie privée à la discussion publique, du partage de photos à diffusion d’événements… En bref, il convient parfaitement à l’animation d’un groupe. Le problème majeur de facebook c’est que beaucoup de personnes ne veulent pas l’utiliser, ce qui risque de conduire à l’exclusion de ces personnes de la communauté si elles ne sont pas tenues informées autrement.

L’utilisation pratique va être de regrouper ici les personnes qui se retrouvent dans la vie réelle et donc de prolonger sur le web la vie de la communauté.

Une autre utilisation est la diffusion des événements, facebook est vraiment très pratique pour cela même si d’autre outils existent, l’aspect virale de facebook (j’en parle à mes amis qui en parlent à leur tour à leur amis qui en parlent à leur tour à leur amis…) multiplie la diffusion de manière efficace et ciblée. Attention tout de même à ne pas l’utiliser trop souvent, il risquerait d’être abandonné : idéal pour les activités ponctuelles.

et les autres ?

Quelque soit le réseau social, les questions à se poser sont les mêmes : qui y accède ? Le réseau est-il ouvert au public ? Les membres de la communauté sont-ils présents sur ce réseau ? Comment sont informés les autres membres ?

Illustrations et Photos

Faut-il illustrer votre site ? Il n’y a là aucune obligation ! La grande difficulté est de savoir avec quoi. Les photos et illustrations que vous mettrez prennent une place importante dans l’image de marque globale de votre site. Un site sans photo paraîtra austère et paraîtra bien différent d’un site avec des photos qui prennent plus de place que le texte !

Il faut aussi prendre en considération les droits d’auteurs des illustrations que vous utiliserez et avoir de bonnes notions du droit à l’image.

Illustrations

Pour un certain nombre de pages abstraites, il sera difficile de trouver une photo ou une illustration. Cela peut correspondre à une image austère, toute fois si vous voulez vraiment trouver une illustration, voici quelques sites qui pourront vous aider :

  • creationswap ; site américain avec de nombreuses illustrations gratuites et payantes sur le thème de l’Église avec un style parfois très charismatique.
  • lightstock : également un site américain avec des photos très spécialisé, avec des photos payantes.
  • fotolia : site généraliste de photos professionnelles et donc payantes
  • istockphoto : site généraliste de photos professionnelles, un peu plus cher.
  • creative common search : moteur de recherche de photos généralistes, libre de droit.

Ces sites peuvent aussi être une source d’inspiration pour la réalisation de vos propres photos.

Plan d’accès

Parmi les illustrations pratiques de votre site, un plan d’accès et la photo de vos bâtiments peuvent aider l’internaute à faire le lien entre le web et la réalité.

Pour faire un plan, les solutions comme google map sont très pratiques : ils ajoutent de l’interactivité au plan permettant de s’orienter plus facilement. Une photo, même très basique, permettra de finaliser une page «où sommes-nous» ou «plan d’accès» : temple du Saint Esprit à Nice.

Si vous utilisez WordPress, le plugin Leaflet Maps Marker est parfait pour faire un plan.

Affiches

Le site est un très bon endroit pour relayer les activités l’Église, même exceptionnelles. Par exemple, si vous avez une affiche pour le prochain concert ou la prochaine conférence, n’hésitez pas à la mettre, accompagnée des informations sous forme de texte.

Une fois l’événement passé, laissez l’article : il témoignera de ce qui se vit dans l’Église. Mieux : vous pouvez ajouter des photos, faire un petit compte rendu…

Photo de personnes

Il peut être intéressant de mettre les photos des personnes à contacter, afin de pouvoir les reconnaître : cela peut donner lieu à une page contact avec des «cartes de visites» des pasteurs, président, secrétaire…

Ensuite, si vous voulez illustrer votre site, les meilleures photos seront celles prisent au sein de la communauté : lors d’un culte ou d’une autre activité. Vous allez alors rentrer dans le grand dilemme de mettre des photos des membres de la paroisse… Adoptez un point de vue journalistique : une photo de foule ne pose pas de problème, pour des groupes plus réduits, privilégiez des angles ne permettant pas d’identifier facilement les gens.

N’hésitez pas à vous montrer lorsque vous prenez les photos, à montrer les photos que vous avez prises et à expliquer l’usage qu’il en sera fait. Écouter les remarques des personnes qui figurent sur les photos, si elles ne veulent pas voir leur photo apparaître sur le site, respectez cette volonté.

 

Cette article ne serait pas complet sans ces deux livres de Jean-François Kieffer fournit avec un CD conçu spécialement pour tous les documents paroissiaux (liturgie, journal d’Église, feuille d’annonce, affiches, matériel pédagogique…).

Voilà, vous avez maintenant toutes les données pour faire vivre le site

Proposition de plan

Nous avons vu les aspects essentiels du site de votre paroisse, rentrons un peu dans le détail pour élaborer un plan un peu plus complet et précis.

Qui sommes-nous ?

Cette rubrique peut aussi être appelée «nous connaître», elle doit permettre de répondre aux questions générales sur l’Église. On pourra y trouver les rubriques suivantes :

D’autres éléments peuvent être mis en avant ici : les membres du conseil, l’histoire de la communauté, les procès verbaux des conseils presbytéraux ou encore les bulletins à télécharger.

Nos activités

Il s’agit ici de lister les activités régulières de l’Église de la manière la plus exhaustive possible. Pour chacune d’elles il faudra préciser les jours de rencontre ainsi que le lieu. N’hésitez pas non plus à préciser le nom et les coordonnées de la personne responsable à contacter.

  • Cultes avec lieux et horaires. Préciser quand la sainte scène est partagée, s’il y a une garderie…
  • Catéchèse : atelier biblique, école biblique, catéchisme, étude biblique…
  • Formations : prédication, théologie, « théovie », visiteurs, parcours alpha…
  • Culture : chorale, concert
  • Groupes : ACAT, scouts, équipe féminine, thé de l’amitié, groupe de jeunes…

Une variante fréquente est de séparer les activités destinées aux jeunes et aux enfants des activités pour les adultes. Vous pouvez ici adopter un style en forme de liste comme l’Église protestante Unie de la vallée du doux ou un style beaucoup plus détaillé comme le site de l’Église protestante Unie de Nice qui va du coup s’étaler sur plusieurs pages.

Nous contacter

Cette partie doit répondre aux questions «qui ?» et «où ?». Il est important d’y trouver les nom et coordonnées des personnes à contacter : secrétariat, pasteur…  Un formulaire est une solution, mais il ne faut pas négliger d’autres moyens : téléphone et mail par exemple.

Un RIB pourra aussi être utile.

Pour chaque lieu de l’Église, il faut préciser où il se trouve (adresse postale) voir comment s’y rendre (arrêt de métro ou de bus). Un plan et une photo extérieure finiront d’aider toute personne à venir vous rencontrer.

Agenda

Si vous avez réussi à être précis dans la liste des activités, cette partie ne devrait pas être difficile. Regrouper tous les événements dans un agenda sur une page unique vous apportera en clarté et permettra également de préciser les exceptions au calendrier ou les conférences ponctuelles…

Cerise sur le gâteau : en utilisant un bon outil, ce calendrier pourra se synchroniser sur l’agenda des paroissiens (smartphone).

Actualité

C’est un peu la rubrique fourre tout, mais c’est surtout celle qui témoigne de la vie de l’Église. Vous pourrez y mettre l’affiche du prochain concert, la prédication du dernier culte… les plus audacieux y mettront aussi les photos du dernier week-end d’école biblique ! Attention tout de même, cette rubrique demande beaucoup de travail à mettre à jour, si elle est vide, elle donnera l’impression que la paroisse est morte.

Le plan est là, faut-il prévoir des illustrations ?

La vie du site et la vie de l’Église

Il s’agit maintenant de faire vivre le site pour, d’une part témoigner que la foi est vivante et d’autre part, être un trait d’union entre les membres et les différentes activités.

Témoigner de notre foi peut se faire via la publication des prédications, ou d’un commentaire théologique renouvelé régulièrement, ou plus simplement encore avec le verset du jour. Certains proposeront des méthodes encore plus originales telles que «pasteurdudimanche.fr» qui propose chaque semaine une petite réflexion de 3 minutes en vidéo.

Les activités également se prêtent bien à la vie du site. D’une part évoquer le dernier week-end d’école biblique va permettre d’appuyer le dynamisme de la communauté et d’autre part, cela va permettre aux autres membres de la communauté de prendre conscience de l’existence de ce groupe et de cet autre aspect de la vie de l’Église.

Cette activité d’animation n’est pas tellement différente d’un bulletin paroissial et de ce qui est publié dans l’un, peut souvent être publié dans l’autre. Attention toutefois, Internet est un média public et vous ne pouvez pas maîtriser la diffusion de l’information contrairement au journal de la paroisse. Il faudra par exemple s’abstenir de mettre le nom de personnes sans leur en avoir demandé l’autorisation au préalable.

Le travail que cela représente est du même ordre : rédaction d’un certain nombre d’articles sur une base mensuelle par exemple, mise à jour de l’agenda. Cela nécessite une petite équipe qui jouera le rôle de mini-journalistes dans la paroisse.

Les éléments essentiels

Certaines informations doivent figurer sur votre site web. Elles sont absolument essentielles. Il est important de les avoir en tête :

– Présentation de la paroisse, ces activités, les lieux et horaires de celles-ci…

Le site doit pouvoir renseigner aussi bien la personne de passage sur les horaires et lieux de cultes que le membre de la communauté cherchant la date, l’heure et le lieu du prochain week-end de catéchumènes.

La priorité est donc de présenter la paroisse en précisant ses diverses activités et ses locaux.

Dans un premier temps, une première arborescence pourrait être :

  • Les lieux et horaires de cultes
  • Activités / Groupes (avec lieu et horaires)
  • Catéchèse (avec lieu, horaires et âge des enfants)
  • Contact (pasteurs, secrétariat, président… avec téléphone, mail…)
  • Calendrier des activités

Cette première arborescence permet d’apporter un grand nombre d’informations concrètes et utiles. Cette partie est relativement stable et ne demande pas un grand travail de mise à jour.

En revanche, il ne faut pas oublier un élément essentiel : «qui sommes-nous ? », qui peut se présenter sous différentes formes : profession de foi, actes pastoraux… etc

Vous avez alors un site utile et complet. Mais pour qu’il devienne un vrai lieu de vie, il y a encore un travail d’animation à faire.

Les bases sont posées, Choisissez votre nom de domaine

Faire vivre le site avec un CMS

Il est important que des membres de la paroisse s’engagent pour faire vivre votre site, même si elles n’ont pas des compétences techniques poussées. Le plus simple est d’utiliser un logiciel de gestion de contenu (CMS), idéalement un logiciel libre, qui pourra leur permettre de mettre à jour le site de manière autonome sans avoir recours à un informaticien.

Concrètement, les personnes en charge du site pourront aller sur chaque page du site et la modifier. Ils pourront aussi mettre à jour l’agenda, ajouter des actualités et tout ce qui fait la vie d’un site.

Pour créer un site, il faut un nom de domaine puis héberger le site sur un serveur, installer sur ce serveur le CMS, le configurer et le personnaliser pour pouvoir enfin en rédiger le contenu.

Ces étapes sont plus ou moins délicates, et peuvent nécessiter l’assistance d’une personne plus à l’aise. Une fois cette mise en place réalisée, le technicien n’a plus besoin d’intervenir que pour des conseils ponctuels, lors d’évolutions majeures du site.

L’outil doit-être simple pour que vous puissiez vous en servir. D’une manière générale, cherchez à faire des choses simples, cela vous évitera de vous retrouver limiter par l’outil.

WordPress

S’il existe beaucoup de CMS, je vous recommande WordPress (libre et gratuit) qui a de nombreux avantages : il remplit nativement les fonctionnalités dont vous avez besoin, il est extensible par de nombreux plugins dont voici une sélection :

L’outil est là, qu’en est-il de l’hébergement ?

« Articles plus anciens