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Don en ligne

Après avoir abordé la problématique de la communication sur les finances de l’Église et de la demande de don en ligne, voici quelques solutions techniques pour mettre en place un paiement en ligne. Ces solutions sont très variées et certaines sont réservées aux associations ou destinées à faire des dons, ce qui permet de coller au plus proche aux besoins d’une paroisse.

Notez que, le paiement en ligne n’est pas utilisé exclusivement pour les dons. Il peut aussi être utilisé par exemple pour une inscription à l’école biblique, une mise à disposition de salles, etc….

Sans outils
— avec virements et prélèvements

Voilà un outil que vous avez déjà en place, très certainement et par la suite ce sera un excellent moyen  de comparaison, sachant que plusieurs solutions doivent co-exister de toute manière. Nous parlons d’outil en ligne, donc pas de liquide, ni de chèque, ce qui n’empêche pas de communiquer dessus également.

Ici la solution est de communiquer sur la possibilité de faire des virements bancaires, voir de mettre en place des virements permanents, tous les mois, de la même façon que l’on peut le mettre en place pour payer son loyer.

Pour l’Église, l’avantage est qu’il n’y a rien à mettre en place techniquement et les frais, quand il y en a, sont assurés par le donateur via sa banque.

La seule chose à faire est de distribuer le RIB de l’Église.

Bien entendu, ensuite, vous devez tout gérer à la main : comptabilité, reçu fiscaux… sans oublier de faire le trie dans cet argent entrant dont il n’est pas forcément simple de comprendre à quoi il est destiné.

Un paiement facile,
— rapide à mettre en place

La solution la plus simple est de mettre un « bouton de paiement » via un site spécialisé comme paypal. C’est très facile à faire, ça va vite et l’argent entre tout de suite dans les caisses.

Le principale défaut est le prix du service : 3,4 % + 0,25 € / transaction. En écrivant ces lignes je découvre un concurrent direct : dwolla dont le tarifs est de 0.25 $ par transaction (si vous avez testé ce service, n’hésitez pas à nous donner votre avis dans la rubrique « commentaire »).

Ou encore la solution que j’utilise sur ce site (à la page tarifs) : payplug avec un tarif très attractif de 2.5% + .25 € / transactions.

Cette solution ne permet pas de mettre en place de don récurrent.

La solution dédiée
— pour être autonome

Pour des raisons d’indépendance, vous pouvez vouloir passer directement par votre banque. La solution sera alors de mettre un formulaire en place et de négocier les tarifs avec votre banque. C’est le choix qu’a fait l’oratoire du Louvre par exemple.

Si cela vous assure d’une certaine autonomie, cela demande des compétences techniques importantes, au final, il y a de grandes chances que vous ne puissiez vous passer d’un intermédiaire technique, par exemple, le diocèse de Nice utilise les services de bonnenouvelle.fr au tarif de 1000 € d’installation + 10 € / mois.

Campagne de crowdfunding
— pour un projet précis

Tournons-nous vers les autres acteurs du web en matière de Don en ligne, des plateformes comme ulule, KissKissBankBank, kickstarter … permettent de récolter de l’argent pour financer des projets.

Ces plateformes offrent toutes ce qu’il faut pour le financement d’un projet qui pourrait être la rénovation du temple ou le voyage du groupe de jeunes. Ainsi en plus de récupérer des fonds, ils vont aider à la communication, apporter de la visibilité sans oublier de favoriser le partage sur les réseaux sociaux. Ils incluent souvent un mini-blog qui permet de communiquer sur l’état de l’avancement du projet.

Il faudra également faire bien attention au frais (environ 8%) et au fait qu’il faille atteindre la cible pour recevoir ou non le paiement. Un autre problème, c’est que vous allez devoir centraliser tous les dons sur la plateforme.

La solution «tout en un»
— pour les associations

À la croisée des chemins, il existe une plateforme : helloasso.com qui permet de faire :

  • des dons en ligne
  • des dons récurrents en ligne
  • des campagnes autour d’un projet précis (vous pourrez même ajouter à la campagne de l’argent venant de l’extérieur)
  • billetterie d’événements
  • génération de reçus fiscaux

Au niveau du coût, c’est entièrement gratuit, le site se finance en demandant un «pour boire» au moment de recevoir le paiement.

L’union fait la force
— pour les Églises membres de l’ÉPUdF

De la même manière que le diocèse de Nice accepte le don en ligne pour chacune de ses paroisses, l’Église Protestante Unie de France est en train de mettre en place son propre système de Don en ligne. Cet outil va être en test dans les mois à venir et sera disponible pour les paroisse de l’ÉPUdF vers mars 2015.

Son principal avantage par rapport à HelloAsso sera l’intégration à LoGeAs, le logiciel de comptabilité adopté par la plupart des Églises de l’union : les dons pourront être enregistrés quasiment automatiquement dans le logiciel, vous évitant les longues séances de saisie.

Comme on peut le voir, le choix des solutions ne manquent pas et celles-ci peuvent être utilisées en complément les unes des autres.

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur vos d’expériences dans ce domaine, sur tel ou tel outil.

Je vous invite également à lire cet article de Remy Bigot : Réaliser une campagne de financement : un problème de communication avant tout !

 

 

Cartes de Visite

De part sa volonté de communiquer vers l’extérieur, l’Église a besoin de se doter d’outils de toutes sortes. La carte de visite peut en être un élément : elle est facile à réaliser, relativement peu coûteuse et permet de transmettre l’essentiel. Une brochure présentant la diversité des activités de la paroisse pourrait être également très intéressante, mais c’est un travail plus important, d’autant plus qu’elle doit être actualisée tous les ans.

En effet, pour l’Église, elle permet de donner des informations rapidement à des personnes qui souhaitent rester en contact d’une manière ou d’une autre. Ainsi la carte de visite permettra de rappeler succinctement :

  • L’heure du culte
  • L’adresse des locaux
  • Les coordonnées de contact : téléphone, mail
  • Optionnellement quelques informations pratiques : horaires d’ouverture du secrétariat… etc…
  • L’ordre des chèques exacte de la paroisse.

Attention une carte surchargée devient illisible.

Certains ont tendance à inscrire le nom du pasteur. Ce n’est pas nécessairement une bonne idée : un pasteur ne reste qu’un temps et la paroisse vit sans lui. Ce qui n’empêche pas le pasteur d’avoir sa propre carte.

Pour un pasteur avoir sa carte est pratique, comme pour tout professionnel, sans pour autant être incontournable. Elle reprendra alors uniquement les informations de contact du pasteur.

Dans le cas des Églises ÉPUdF, la charge graphique de l’union fournit déjà un modèle tout prêt, si vous présentez ce ficher directement à un imprimeur il saura vous la remplir sans vous faire payer la mise en page.

Note : Je peux vous faire des cartes de visite et vous les envoyer chez vous : contactez moi.

Charte Graphique ÉPUdF

Avec la fusion des Églises Réformées (ERF) et Luthérienne (EELF), l’Église protestante Unie de France (ÉPUdF) s’est dotée d’un très nouveau logo et de toute une charte graphique élaborée par des professionnels de la communication. Ainsi vous pouvez y trouver un peu de tout : logos, cartes de visite, papier entête, marques pages, flyers, affiches…

Vous pouvez télécharger le kit complet sur le site national de l’Église.

Comme la réalisation est faite par des professionnels, vous avez ce que les professionnels auront besoin pour réaliser vos affiches, panneaux, cartes de visite… : les sources. Fournissez-leur le kit, ils s’y retrouveront !

Télécharger la charte graphique, la sources pour les professionnels (57,5 Mo)

Si vous voulez en revanche bricoler quelque chose par vous-même, préférez l’autre kit, avec juste l’essentiel :

Télécharger la charte graphique pour tous (4,5 Mo)

Quels outils pour manipuler ces fichiers ?

Si vous manipulez vous-mêmes ces fichiers (ceux du second kit), voici quelques outils libres et gratuits que vous pouvez utiliser pour un usage quasiment professionnel :

  • Dessin vectoriel avec Inkscape, très pratique pour réaliser tout ce qui est affiches, flyers, cartes de visite, marques pagse…
  • Retouche avec the Gimp, avec lequel vous pourrez retoucher des images pour les utiliser ailleurs.
  • Pour les mises en page plus longues, le traditionnel Libre Office sera bien adapté pour à peu près n’importe quoi

Illustrations et Photos

Faut-il illustrer votre site ? Il n’y a là aucune obligation ! La grande difficulté est de savoir avec quoi. Les photos et illustrations que vous mettrez prennent une place importante dans l’image de marque globale de votre site. Un site sans photo paraîtra austère et paraîtra bien différent d’un site avec des photos qui prennent plus de place que le texte !

Il faut aussi prendre en considération les droits d’auteurs des illustrations que vous utiliserez et avoir de bonnes notions du droit à l’image.

Illustrations

Pour un certain nombre de pages abstraites, il sera difficile de trouver une photo ou une illustration. Cela peut correspondre à une image austère, toute fois si vous voulez vraiment trouver une illustration, voici quelques sites qui pourront vous aider :

  • creationswap ; site américain avec de nombreuses illustrations gratuites et payantes sur le thème de l’Église avec un style parfois très charismatique.
  • lightstock : également un site américain avec des photos très spécialisé, avec des photos payantes.
  • fotolia : site généraliste de photos professionnelles et donc payantes
  • istockphoto : site généraliste de photos professionnelles, un peu plus cher.
  • creative common search : moteur de recherche de photos généralistes, libre de droit.

Ces sites peuvent aussi être une source d’inspiration pour la réalisation de vos propres photos.

Plan d’accès

Parmi les illustrations pratiques de votre site, un plan d’accès et la photo de vos bâtiments peuvent aider l’internaute à faire le lien entre le web et la réalité.

Pour faire un plan, les solutions comme google map sont très pratiques : ils ajoutent de l’interactivité au plan permettant de s’orienter plus facilement. Une photo, même très basique, permettra de finaliser une page «où sommes-nous» ou «plan d’accès» : temple du Saint Esprit à Nice.

Si vous utilisez WordPress, le plugin Leaflet Maps Marker est parfait pour faire un plan.

Affiches

Le site est un très bon endroit pour relayer les activités l’Église, même exceptionnelles. Par exemple, si vous avez une affiche pour le prochain concert ou la prochaine conférence, n’hésitez pas à la mettre, accompagnée des informations sous forme de texte.

Une fois l’événement passé, laissez l’article : il témoignera de ce qui se vit dans l’Église. Mieux : vous pouvez ajouter des photos, faire un petit compte rendu…

Photo de personnes

Il peut être intéressant de mettre les photos des personnes à contacter, afin de pouvoir les reconnaître : cela peut donner lieu à une page contact avec des «cartes de visites» des pasteurs, président, secrétaire…

Ensuite, si vous voulez illustrer votre site, les meilleures photos seront celles prisent au sein de la communauté : lors d’un culte ou d’une autre activité. Vous allez alors rentrer dans le grand dilemme de mettre des photos des membres de la paroisse… Adoptez un point de vue journalistique : une photo de foule ne pose pas de problème, pour des groupes plus réduits, privilégiez des angles ne permettant pas d’identifier facilement les gens.

N’hésitez pas à vous montrer lorsque vous prenez les photos, à montrer les photos que vous avez prises et à expliquer l’usage qu’il en sera fait. Écouter les remarques des personnes qui figurent sur les photos, si elles ne veulent pas voir leur photo apparaître sur le site, respectez cette volonté.

 

Cette article ne serait pas complet sans ces deux livres de Jean-François Kieffer fournit avec un CD conçu spécialement pour tous les documents paroissiaux (liturgie, journal d’Église, feuille d’annonce, affiches, matériel pédagogique…).

Voilà, vous avez maintenant toutes les données pour faire vivre le site

Faire vivre le site avec un CMS

Il est important que des membres de la paroisse s’engagent pour faire vivre votre site, même si elles n’ont pas des compétences techniques poussées. Le plus simple est d’utiliser un logiciel de gestion de contenu (CMS), idéalement un logiciel libre, qui pourra leur permettre de mettre à jour le site de manière autonome sans avoir recours à un informaticien.

Concrètement, les personnes en charge du site pourront aller sur chaque page du site et la modifier. Ils pourront aussi mettre à jour l’agenda, ajouter des actualités et tout ce qui fait la vie d’un site.

Pour créer un site, il faut un nom de domaine puis héberger le site sur un serveur, installer sur ce serveur le CMS, le configurer et le personnaliser pour pouvoir enfin en rédiger le contenu.

Ces étapes sont plus ou moins délicates, et peuvent nécessiter l’assistance d’une personne plus à l’aise. Une fois cette mise en place réalisée, le technicien n’a plus besoin d’intervenir que pour des conseils ponctuels, lors d’évolutions majeures du site.

L’outil doit-être simple pour que vous puissiez vous en servir. D’une manière générale, cherchez à faire des choses simples, cela vous évitera de vous retrouver limiter par l’outil.

WordPress

S’il existe beaucoup de CMS, je vous recommande WordPress (libre et gratuit) qui a de nombreux avantages : il remplit nativement les fonctionnalités dont vous avez besoin, il est extensible par de nombreux plugins dont voici une sélection :

L’outil est là, qu’en est-il de l’hébergement ?

Nom de domaine

Wikimedia Servers

Le nom de domaine est l’identifiant du site, son nom, l’adresse qu’il faudra saisir dans la barre d’adresse pour accéder au site. Par exemple : protestants-nice-se.org

Choisir un nom de domaine

Un bon nom de domaine doit

  • être court,
  • facile à retenir et à écrire,
  • intelligible.

Ainsi, pour votre paroisse, il devra prendre en compte le lieu et la famille d’Église à laquelle vous appartenez. Par exemple eglise-reformee-montpellier.org

Vous noterez au passage le casse tête pour l’Église Protestante Unie… difficile à raccourcir !

À part le point délimitant l’extension, il ne doit pas y avoir de point dans le nom. Si vous y tenez, c’est possible, mais il faudra que la fin du nom, entre les deux points, soit unique. Par exemple : temple.dumarais.fr ; le nom de domaine à acheter est dumarais.fr, ensuite il faut en configurer un sous domaine «temple»…

Le nom de domaine pourra aussi servir également pour créer des boites mail «officielles».

Quelle extension ?

L’extension est la fin du nom de domaine. Certains sont des génériques (.com, .net, .org) et d’autres des géographiques (fr, be, eu…)

Même s’il n’y a aucune obligation, le .com est destiné aux entreprises et autres activités commerciales. Pour une église, on préférera le .org correspondant aux organisations à but non lucratif.

À noter, dans quelques temps seront ouvertes de nouvelles extensions qui peuvent être intéressantes : .paris, .alsace et .church en particulier. La liste complète est disponible sur le site de gandi.

Tester la disponibilité

Vous avez quelques idées de noms. Il faut maintenant vérifier s’ils sont disponibles. Pour cela, choisissez un «registrar» (un site permettant l’enregistrement des noms de domaines) et tester la disponibilité de vos noms : gandi, ovh… C’est aussi là que vous pourrez, le moment venu, enregistrer le nom, mais ne vous précipitez pas, il va falloir aussi penser à l’hébergement.

Vous avez quelques idées ? Intéressons-nous à l’outil qui vous permettra de faire vivre le site

Hébergement du site

Une fois le nom de domaine choisi, il vous faut un serveur pour votre site. Un serveur est un ordinateur allumé en permanence et nécessite une configuration particulière. Pour faire plus simple, vous aurez besoin des services d’un hébergeur c’est à dire, une société à qui vous louez un serveur prêt à l’emploi. Il ne vous restera qu’à y installer votre site.

Trois composantes sont importantes pour choisir votre serveur : la bande passante, l’espace disque et la puissance de calcul. Là encore, pour faire simple, prenez le premier prix, il sera toujours possible d’évoluer ensuite. Le site d’une Église n’est pas un outil critique et les offres de base sont souvent suffisantes.

Voici quelques hébergeur :

Les autres points à vérifier sont l’adéquation du CMS et du serveur, par exemple, WordPress nécessite PHP pour fonctionner avec une base de donnée.

Souvent, les hébergeurs sont aussi registrar et vous proposent une offre conjointe. N’hésitez donc pas à acheter des deux ensemble !

Nom de domaine, hébergement, voyons maintenant le plan du site

Comment créer un site web ?

La réalisation d’un site est simple mais peut devenir très compliquée. C’est simple dans la mesure où toute personne munie d’un peu de bonne volonté et armée de patience pourra réaliser un site modeste et fonctionnel. Pour réaliser un outil réellement complexe, il faudra faire appel à toute une série de spécialistes : ergonome, graphiste, designer, développeur, architecte serveur… Entre ces deux extrêmes, voyons comment procéder.

Le site web d’une Église est essentiellement un outil de communication, c’est une forme élargie du bulletin paroissial. En premier lieu, faites donc appel aux personnes qui en ont la charge.

Pour réaliser un site, voici les étapes à réaliser. Ces étapes sont détaillées dans d’autres billets.

  1. Choisir un nom de domaine
  2. Choisir un hébergement
  3. Installer un logiciel Libre de gestion de contenu (CMS comme par exemple : WordPress, Spip…)
  4. Installation paramétrage du CMS
  5. Personnalisation graphique du site

Ce sont des étapes relativement techniques. Pour les réaliser il est possible de faire appel à quelqu’un d’extérieur, si vous ne trouvez pas les compétences parmi les membres de l’Église.

La vie du site ne s’arrête pas là : il faut ensuite le mettre à jour, en particulier l’agenda avec les dates des activités. Cela nécessite que des personnes de la paroisse s’investissent et se forment aux outils et bonnes pratiques de communication.

Si cette équipe se retrouve limitée par le CMS ou par ses compétences, elle pourra toujours trouver de l’aide auprès du prestataire initial ou d’une autre personne suffisamment compétente, quitte à ce que celui-ci installe un nouveau module ou configure une nouvelle fonctionnalité.

Un site web est un outil de communication vivant !

Votre équipe est prête ? Quelles informations mettre sur notre site ?